La proposition de règlement sectoriel du gouvernement pour le renouvèlement de la convention collective a été acceptée par 74 % des membres lors des assemblées générales des syndicats affiliés à la Fédération des syndicats de l’enseignement (FSECSQ). Ce résultat a été entériné lors de la réunion du 17 mai 2021 du conseil fédéral de la FSE-CSQ.

Des avancées intéressantes ont été réalisées, notamment en ce qui concerne les salaires ainsi que l’insertion et l’autonomie professionnelle. Pour le mentorat, nous avons obtenu une libération dans la tâche éducative pour près de 1 000 enseignantes et enseignants.
Les membres de la FSE-CSQ ont toutefois parlé d’une entente de résilience. Alors que la pénurie s’aggrave chaque année, ils auraient souhaité, entre autres, que le gouvernement accepte d’alléger la tâche. Chaque année, nombreux sont ceux qui quittent en raison de la lourdeur de celle-ci. Le gouvernement n’a d’ailleurs pas respecté son engagement ferme d’abolir les six premiers échelons de l’échelle salariale ni celui d’augmenter les salaires à la moyenne canadienne pour la profession.

Gains des négociations précédentes

Si certaines conditions de travail nous semblent acquises aujourd’hui, il importe de rappeler que certaines d’entre elles l’ont été grâce à d’importantes luttes syndicales. Nos victoires forgent la société dans laquelle nous vivons.

  • Les années 1990

    Les années 1990 ont notamment été marquées par d’importants gains dans la lutte contre la précarité en enseignement.

    C’est au cours de ces années que la FSE-CSQ a obtenu la création des listes de priorité d’emploi pour l’obtention de contrats à temps partiel, ainsi que l’obligation d’utiliser ces mêmes listes pour l’octroi de contrats à temps plein.

    La Fédération a aussi négocié et obtenu la création de plus de 1 000 nouveaux postes à temps plein à la formation générale des adultes et à la formation professionnelle.

  • Les années 2000

    Le début des années 2000, quant à lui, a été marqué par le règlement sur l’équité salariale, qui a permis un rehaussement significatif de la rémunération du personnel enseignant.

    La FSE-CSQ a aussi obtenu, à la suite d’un effort de longue haleine, la création d’environ 4 000 postes d’enseignantes et d’enseignants à temps plein, grâce à la diminution du nombre d’élèves par groupe et à l’instauration de la maternelle à temps plein.

    De plus, les rondes de négociations entreprises par la FSE-CSQ ont permis de garantir davantage de services aux élèves handicapés ou en difficulté d’adaptation ou d’apprentissage (EHDAA).

    Au total, la FSE-CSQ a obtenu plus de 100 millions de dollars de façon récurrente pour l’ajout de ressources aux élèves en difficulté. Cette somme colossale a notamment permis l’ajout de personnes-ressources en orthopédagogie et en enseignement ainsi que l’ajout de services de soutien à la composition de la classe.

  • 2015

    La négociation nationale de 2015 a donné lieu à une mobilisation historique en éducation, qui a permis à la FSE-CSQ d’obtenir un règlement satisfaisant pour ses membres, malgré un contexte politique difficile.

    En plus de faire tomber la totalité des odieuses demandes patronales, la FSE-CSQ a réalisé des gains appréciables. Parmi ceux-ci, notons la baisse du nombre d’élèves par classe au préscolaire (4 et 5 ans), l’ajout de 400 postes permanents à la formation professionnelle et à l’éducation des adultes ainsi que la bonification de 50 % des sommes allouées en soutien à la composition de la classe, notamment en ce qui concerne l’intégration des élèves en difficulté. La FSE-CSQ a également obtenu la reconnaissance pleine et entière des six journées de maladie, qui deviennent toutes monnayables à la fin de l’année. Ce n’est pas rien!